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“ L’instinct de mort “ de Jacques Mesrine

Récit :

L’Instinct de mort « Je n’acceptais pas. Je ne voulais pas que ma vie soit réglée d’avance et décidée par d’autres. […] Toutes les phrases usuelles de la vie courante me raisonnaient dans la tête… Pas le temps de… ! Arriver à temps… ! Gagner du temps… ! Perdre du temps… ! Moi, je voulais avoir le "temps de vivre" et la seule façon d’y arriver était de ne pas en être l’esclave. » Jacques Mesrine enchaîne cambriolages, braquages, enlèvement, et évasions… Il devient « Ennemi public n° 1 » dans les années 70. Il est arrêté en 1973. Emprisonné dans les quartiers de haute sécurité (QHS) de la Santé et de Fleury-Mérogis, il rédige son autobiographie – L’Instinct de mort – dans laquelle, avant même d’être jugé, il assume l’ensemble de sa « carrière ». Le 8 mai 1978, Mesrine s’évade du QHS de la prison de la Santé en compagnie de François Besse – une évasion spectaculaire… Il entame une cavale ponctuée de braquages. L’un de ses objectifs est aussi, par ses actions, de lutter pour la suppression des QHS. Le 2 novembre 1979, Mesrine, « le Grand » comme l’ont surnommé les membres de la brigade de recherche et d’intervention (BRI), est tué par l’antigang, au volant de sa BMW, porte de Clignancourt à Paris. Depuis cette mort, Jacques Mesrine est considéré comme une légende dans notre pays, et une idole chez les jeunes…

Avis :

Un livre-choc.

Mesrine, au-delà de sa mort, suscite et déclenche encore les passions. Avec la sortie des deux films sur sa vie, les éditions Flammarion, publie sa biographie, sorti une première fois en 1977 chez Jean-Claude Lattès. Il vécut au Canada, là où il commettra plusieurs meurtres horribles.

L’écriture de Mesrine est bien travaillée, même si parfois il se donne le bon rôle, il reste qu’il dépeint chaque meurtre sans rancoeur ni amertume. D’ailleurs, il écrit : “Voler devient une drogue. On ne vole pas seulement pour le goût du fric, on vole pour le plaisir du risque que cela représente”. Plus loin, il écrit : “Il ne regrette rien. Par orgueil ou par inconscience? Sûrement les deux. Il ne se cherche aucune excuse”.

À la fin de la lecture, un mélange de stupéfaction et d’incompréhension se mélange. On se demande pourquoi la GRC n’a pas expulsé Mesrine plus tôt alors qu’il avait 10 jours pour quitter le pays. On se demande aussi pourquoi cet homme a eu une vie si violente et plus grave encore, pourquoi devient-il une nouvelle icône chez les jeunes?

Ce livre vous apportera sans doute quelques réponses à vos questions, mais déjà ce dernier vous permettra de découvrir un homme à la vie peu banale.

À lire absolument.

Auteur :

Le 2 novembre 1979, un homme gît au volant de sa BMW, criblé de balles, tué par l’antigang, c’est Jacques Mesrine, « le Grand », comme l’ont surnommé les membres de la brigade de recherche et d’intervention (BRI). Vingt-neuf ans plus tard, alors que les polémiques sur les circonstances de sa mort restent vives, deux films – L’Instinct de mort et Ennemi public n° 1 – visent à évoquer sa carrière et sa mise hors d’état de nuire.

Références :

Titre : L’instinct de mort
Auteur : Jacques Mesrine
Éditeur : Flammarion
ISBN : 9782081221901

Copyright – Made in Québec – Jean-Luc Doumont – 2008
Toute reproduction interdite sans la mention
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Catégories :Décembre 2008
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