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“ Le Talisman de Nergal : Tome 4 : La clé de Satan “ d’Hervé Gagnon + entrevue

Récit :

r_1766 La série Le Talisman de Nergal se poursuit et l’histoire se corse! Les deux derniers kan ont convergé. Manaïl n’a pas un mais deux fragments à retrouver. Cependant, il n’est plus seul. Ermeline, magesse du kan de Paris, l’accompagne. Déambulant dans l’industrielle ville de Londres en 1824, ils sont rapidement pourchassés par les disciples d’une dangereuse secte satanique. Ces derniers soulignent la venue imminente du Prince de Ténèbres en sacrifiant des enfants. Un aliéné tout juste échappé de l’hôpital Bedlam les suit aussi à la trace. Ils peuvent heureusement compter sur l’aide providentielle d’un pauvre ouvrier de 12 ans, Charles Dickens, qui aspire à devenir le plus grand écrivain de son époque. Le garçon leur sert de guide, les loge chez ses parents, dans la prison de Marshalsea et leur déniche un emploi dans la manufacture où il travaille. Il leur fera également visiter la National Gallery et c’est là que Manaïl sera captivée par le portait d’un homme qui porte la bague des Mages : le duc de Sussex, frère du roi George IV et Grand Maître des francs-maçons de la Grande Loge d’Angleterre. Dans ce kan de poussière et de fumée, Manaïl devra être des plus vigilants. Ses ennemis se sont multipliés. Et comme l’a prévenu la déesse Ishtar, les apparences sont parfois trompeuses…

Avis :

Hervé Gagnon a conquis chacun de ces lecteurs un par un au point que ces derniers sont des accrocs de cette série “Le Talisman de Nergal”. Encore une fois, même si au Québec il est destiné à un public adolescent, moi je dirais que cette série est comme les Tintin, de 7 à 77 ans. Ce sont des romans pour la famille. Son talent d’auteur lui a permis d’explorer les milles et une facette de l’histoire qu’il connaît tant par cœur. Le quatrième tome est certes surprenant. La rencontre de Manaïl et Ermeline avec le jeune Charles Dickens et le duc de Sussex, est étonnante, mais colle parfaitement à l’histoire. Hervé Gagnon, fait partie de ces trop rares auteurs à surprendre son lectorat, roman après roman, il leur réserve à chaque chapitre des surprises, des rencontres magiques. Si vous devez acheter qu’un seul livre cette année, c’est celui-ci. Vous en serez accroc! Génialissime!

Auteur :

Historien et muséologue, Hervé Gagnon dirige "BlitZ, Culture et Patrimoine", une entreprise spécialisée dans la gestion et la mise en valeur de la culture et du patrimoine. Il a aussi enseigné l’histoire du Canada et la muséologie dans plusieurs universités québécoises. Son intérêt pour la littérature jeunesse remonte à 1999, alors que son fils l’a mis au défi d’écrire un roman pour les jeunes. Il faut croire que le fils avait pressenti la vocation du père, car Au royaume de Thinarath est son sixième roman.

Références :

Titre : Le Talisman de Nergal : Tome 4 : La clé de Satan
Auteur : Hervé Gagnon
Éditeur : HMH Hurtubise
ISBN : 978-2-89647-162-1
Prix : 10,95 $

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Entrevue avec Hervé Gagnon

MiQ : Hervé, tu publies ton quatrième tome du "Talisman de Nergal", qui se nomme "La clé de  Satan". En quoi est-il différent des trois précédents?
Hervé Gagnon : Il est différent à plusieurs égards. D’abord parce que l’intrigue est plus complexe, la série qui devenant elle-même plus touffue. Mais surtout parce qu’il s’agit du tome qui amène une transition importante dans le déroulement de la quête de Manaïl. À compter de la fin du tome 4, plus rien ne sera pareil. À ce titre, les deux derniers tomes seront très différents. Je désirais que la démarche soit crédible, réaliste et, pour cela, je devais nécessairement briser le rythme.

MiQ : Dans ce roman, tu fais rencontrer à Manaïl et Ermeline, Charles Dickens. Était-ce une  façon pour toi de susciter les jeunes lecteurs à découvrir l’oeuvre de Dickens?
Hervé Gagnon : Je désirais surtout exprimer mon admiration pour Dickens l’homme, beaucoup plus que pour l’auteur, bien que j’adore son oeuvre. Je me suis toujours beaucoup intéressé à lui. J’ai lu la plupart des biographies qui lui ont été consacrées. C’était un personnage aussi délirant que ceux qu’il a lui-même créé et sa vie était aussi pleine de rebondissements que ses romans. En excentrique et un original comme seul le 19e siècle britannique pouvait en produire. Un bourreau de travail, aussi, à l’imagination fertile et délirante. Quand on connaît sa vie, et particulièrement son enfance, on comprend mieux où il a puisé son inspiration durant toute sa carrière. Je te confie d’aileurs un secret: il sera de retour dans le tome 5, mais plus vieux. Je ne t’en dis pas plus…

MIQ : Est-ce que l’oeuvre de Dickens à qui on doit les romans comme "David Copperfield" ou  encore "Oliver Twist" t’a inspiré pour devenir toi-même écrivain?
Hervé Gagnon : En toute sincérité, pas du tout. Si des auteurs m’ont inspiré, ce sont plutôt Stephen King, dont j’admire le souffle, l’originalité et l’intelligence; Wilbur Smith, qui sait définir ses personnages et raconter comme personne et dont les descriptions très graphiques sont à nulle autre pareilles; et Ken Follett, pour l’ampleur ambitieuse de ses contextes historiques.

MiQ : Tu fais aussi croiser les chemins du duc de Sussex (le prince Augustus Frederick), est-ce  que parce que ce prince était cultivé et aussi un grand protecteur des lettres et des arts que  son parcours t’a séduit?
Hervé Gagnon : Il ne faut pas aller chercher aussi loin, Jean-Luc! J’avais besoin du duc de Sussex parce qu’il était le Grand Maître des Francs-Maçons, rien de plus!

MiQ : Dans ce quatrième tome, tu emmènes tes lecteurs en pleine révolution industrielle  londonienne. Avec ton amour de l’histoire, as-tu remarqué quelques centaines d’années plus  tard, des évènements qui ressemblent à ceux que nous vivons présentement?
Hervé Gagnon : C’est sans doute un cliché mais tout historien sait que l’histoire se répète, au moins en partie. Elle est marquée par des constantes qui procèdent elles-mêmes du comportement humain – qui lui, hélas! ne change pas beaucoup. Dans ce cas précis, toutefois, il ne s’agit pas d’une répétition mais bien d’une continuité. La révolution industrielle est le point de départ du capitalisme industriel qui régit toujours notre société et qui, il faut bien le dire, l’a menée dans ce qui paraît de plus en plus comme un cul-de-sac.

MiQ : Pour qui ne connaîtraient pas encore "Le Talisman de Nergal", tu pourrais définir comment l’univers qui se dégage?
Hervé Gagnon : Je le décrirais comme sombre, mystique, occulte et marqué par un certain espoir. Au fond, il s’agit d’une quête initiatique que j’ai volontairement modelée sur les romans du Graal du Moyen Age, dans lesquels le véritable voyage du héros se déroule en lui-même. L’objet recherché n’y est qu’un prétexte à l’apprentissage et à la découverte de soi, de sa vraie nature. Le Graal tant convoité devient un prétexte à une connaissance plus profonde et plus précieuse. C’est ce que vit Manaïl.

MiQ : Tu viens de publier "Le Talisman de Nergal" en Europe. La couverture est très différente, mais ont-ils adapté ton roman sur certains mots pour le lectorat européen?
Hervé Gagnon : À mon grand plaisir, à peu près pas. On m’a demandé une dizaine de corrections de forme qui tenaient surtout de néologismes québécois. J’ai tiré une certaine fierté de constater que mon français était international.

MiQ : Tu viens de terminer le Salon du Livre de Québec. Tes nombreux lecteurs te disent quoi? Demandent-ils des informations sur les prochains romans?
Hervé Gagnon : Ils me disent qu’ils ont hâte au prochain tome et ils sont tristes d’apprendre que le sixième sera vraiment le dernier. La chose la plus amusante était que la majorité des lecteurs avaient déjà acheté le tome 4 et l’avaient apporté avec eux pour me le faire signer. Certains arrivaient même avec leur collection complète. J’ai pris comme un compliment le fait qu’ils n’aient pas pu attendre! Mais le plus beau compliment a été celui d’un garçon qui m’a raconté que le tome 1 lui avait été imposé par son prof de français et qui était venu chercher le tome 2 parce qu’il était accro. On l’avait contraint à lire le premier, mais il a choisi de lire la suite. Ça m’a beaucoup touché.

MiQ : Voici quelques semaines, tu as été au Salon du Livre de Bruxelles. Réagissent-ils de ma même façon à ton roman que les Québécois?
Hervé Gagnon : Difficile à dire puisqu’ils ne connaissaient pas encore la série. Mais si je me fie au fait que nous avons manqué de tome 1, j’ai bon espoir que la réaction des Belges sera bonne!

MiQ : Le prochain tome du "Talisman de Nergal" qui se nommera "La Cité d’Ishtar" sortira quand?
Hervé Gagnon : La parution est prévue pour mai, et celle du tome 6, Le secret du Centre, en septembre.  Puis en septembre 2010, ce sera la nouvelle série: Le damné.

Copyright – Made in Québec – Jean-Luc Doumont – 2009
Toute reproduction interdite sans la mention
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