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Trois nouveaux titres chez Septentrion

“Au-delà de la religion” d’Andréa Richard

Récit :

Depuis les années 1960, de plus en plus de gens abandonnent la religion. La plus grande erreur de l’Église a été d’avoir coulé la religion dans le ciment de ses dogmes et de ses doctrines. Cette erreur de base ne pourra être réparée que lorsque l’on redonnera à l’esprit sa liberté et à la raison, la place qui lui revient. Aurions-nous omis de remplacer la religion par quelque chose de plus gratifiant? Vivre une spiritualité profane, une spiritualité de la vie, sans pour autant pratiquer une religion relève-t-il de l’impossible? Et si la religion était remplacée, ce serait par quoi? La doctrine ne pourrait-elle pas être remplacée par des valeurs?

Avis :

Cet essai en plus d’être passionnant est source de nombreuses discussions. Alors que depuis quelques décennies les églises se vident de leurs fidèles compagnons, le mouvement laïque, prend une place de plus en plus importante au Québec. Dans ce livre, Andréa Richard, s’interroge sur la place de la religion dans note vie, mais aussi sur ce mouvement qui séduit de plus en plus de personnes au Québec. En moins de 180 pages, elle réussit à faire le tour de la question en ouvrant le débat sans pour autant donner des réponses. À lire.

Auteure :

Andréa Richard aborde ces questions dans cette troisième édition revue et augmentée. Quand elle dénonce, c’est pour informer et faire évoluer dans un mouvement d’entraînement une spiritualité réaliste et dénuée de conformisme, bref, au-delà de la religion.

Références :

Titre : Au-delà de la religion
Auteure : Andréa Richard
Éditeur : Septentrion
ISBN : 978-2-89448-572-7
Prix : 19,95 $

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“La vie musicale à Trois-Rivières” d’Amélie Mainville

Récit :

La ville de Trois-Rivières constitue un laboratoire particulièrement intéressant pour étudier la vie culturelle régionale. D’une part, le passé artistique de cette ville demeure, à ce jour, largement méconnu. Le bilan des écrits sur l’histoire musicale trifluvienne est mince. D’autre part, la dimension moyenne de la ville, un peu plus de 20 000 habitants au début des années 1920, et sa position géographique avantageuse, entre Montréal et Québec, permettent d’appréhender une dynamique artistique qui diffère significativement de celle des grands centres sans être complètement marginale et périphérique. Évidemment, à l’intérieur même des murs de la ville, la vie musicale présente de multiples visages qui vont du concert symphonique aux prestations jazz, sans oublier la chanson populaire. L’objectif de cet ouvrage est de mettre en lumière les conditions locales, notamment les facteurs sociaux, grâce auxquelles la vie musicale s’est développée à Trois-Rivières entre 1920 et 1960. Dans un contexte de précarité presque constante, alors que les ensembles musicaux permanents étaient peu nombreux, les réseaux de diffusion déficients et le financement insuffisant, le milieu musical trifluvien est apparu doté d’une vitalité croissante, puis déclinante.

Avis :

Très belle idée de mettre en avant la vie musicale de Trois-Rivières. On parle beaucoup de Montréal et de Québec, mais pas assez de ces autres villes qui détiennent un véritable laboratoire musical. Amélie Mainville était inspirée par ce sujet, car sa passion se ressent à travers son écriture, elle embarque son lecteur dans sa passion avec une facilité déconcertante. J’aurai aimé un peu plus de photos et une conclusion qui aurait parlé du présent et de l’avenir musical de Trois-Rivières. Malgré ce petit bémol, ce livre est à lire. Un bel hommage.

Auteure :

Amélie Mainville détient une maîtrise en études québécoises de l’Université du Québec à Trois-Rivières pour laquelle elle a obtenu une bourse du Fonds québécois de recherche sur la société et la culture, ainsi que la médaille d’or du Gouverneur général du Canada. Elle est aussi diplômée en sciences de l’information de l’Université de Montréal et travaille présentement comme bibliothécaire. La Vie musicale à Trois-Rivières, 1920-1960 est sa première publication.

Références :

Titre : La vie musicale de Trois-Rivières
Auteure : Amélie Mainville
Éditeur : Septentrion
ISBN : 978-2-89448-573-5
Prix : 19,95 $

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“Québec ville assiégée” de Quimper et Lacoursière

Récit :

En 1609, Français et Indiens de la vallée du Saint-Laurent concrétisaient leur première alliance militaire. Pendant cent cinquante ans, d’incessantes guerres allaient opposer la Nouvelle-France aux Treize Colonies britanniques. En 1759, celles-ci, appuyées par un puissant effort militaire déployé par l’Angleterre, tentent un ultime assaut contre Québec. Ce nouvel affrontement a débuté dans la région de l’Ohio en 1754. Deux ans plus tard, une guerre entre l’Angleterre et la France donnait une dimension internationale au conflit. Pour les Américains, il s’agit d’une autre French and Indian War, pour les Européens, ce sera la guerre de Sept Ans, pour les Canadiens, elle deviendra la guerre de la Conquête. L’Amérique du Nord est un immense continent, mais pas assez considérable pour permettre la cohabitation et le développement de deux empires coloniaux, trop semblables, écrivait jadis l’historien Guy Frégault, pour ne pas convoiter les mêmes choses. Malgré une dramatique infériorité numérique, les forces franco-indiennes avaient commencé cette nouvelle guerre en accumulant les victoires. William Pitt, au pouvoir en Angleterre, en avait fait une affaire personnelle; il mit tout en oeuvre pour anéantir les forces françaises où qu’elles soient et appliqua un solide blocus sur l’Atlantique. De son côté, William Johnson, surintendant des Affaires indiennes, exploita la rareté des fameux présents pour fragiliser les alliances franco-indiennes. Il en fallait davantage pour convaincre l’ensemble des nations indiennes de tourner le dos aux Français ou, tout au moins, de s’installer dans une forme de neutralité. Ils seront près de 2000, souvent aux côtés des milices canadiennes, à affronter les Britanniques au moment du siège de Québec. L’année 1759 s’annonçait tout de même extrêmement difficile. Montcalm, le général français, confie ses craintes à son journal dès le 2 janvier. Il s’attend à une énorme offensive. Elle viendra sous la forme d’une armée de 10000 hommes placée sous les ordres du général James Wolfe, lequel est appuyé par l’amiral Charles Saunders qui mènera en face de Québec une escadre de près de deux cents navires. Plus d’une cinquantaine d’acteurs et de témoins ont laissé des écrits des événements de 1759 et 1760. Il est extrêmement émouvant de revivre avec eux les horreurs d’une guerre, de constater l’inévitable lot de misères et de prendre acte du courage des uns et des atrocités commises par les autres. Regroupés dans un seul et même document, sous forme d’une chronologie, ces témoignages ont une valeur indéniable. Il en résulte un ouvrage de référence absolument remarquable pour l’étude des décisions et des stratégies utilisées de part et d’autre.

Avis :

Sous forme d’un journal, vous pourrez suivre jour après jour les péripéties de la ville de Québec assiégée. Parfois les textes sont en français et d’autres en anglais (sans la traduction). D’une façon chronologique, les auteurs Lacoursière et Quimper ont réussi à nous faire vivre le quotidien de la ville de Québec, comme si nous y étions. Mon seul bémol est le manque de traduction des textes en anglais. Pour la compréhension d’un plus vaste lectorat, cela aurait pu être utile et aurait amené une dimension homogène au livre. Pour les passionnés d’histoires, ce livre s’avère indispensable. Il faut noter l’excellent travail au niveau de l’écriture et des illustrations. Un très beau livre.

Auteurs :

Jacques Lacoursière est reconnu comme l’un des meilleurs vulgarisateurs de l’histoire du Québec. Coauteur du Boréal Express, journal d’histoire du Canada et de Canada-Québec, synthèse historique, il s’est ensuite fait connaître par ses nombreuses participations à des émissions radiophoniques et télévisées, ainsi que par la publication de sa remarquable série Histoire populaire du Québec

Hélène Quimper détient une formation universitaire en histoire, en archivistique et en ethnologie. Depuis bientôt dix ans, elle exerce son métier d’historienne à la Commission des champs de bataille nationaux, à Québec. À travers ses activités de validation, de rédaction ou de conférences, ses recherches portent principalement sur l’histoire militaire de la colonie et, plus particulièrement, sur la guerre de Sept Ans.

Références :

Titre : Québec ville assiégiée
Auteurs : Hélène Quimper et Jacques Lacoursière
Éditeur : Septentrion
ISBN : 978-2-89448-581-6
Prix : 29,95 $

Copyright – Made in Québec – Jean-Luc Doumont – 2009
Toute reproduction interdite sans la mention
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Catégories :Mai 2009
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