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“ La Grotte aux fées “ de M.-B. Dupuy

Récit :

Nous sommes en avril 1920. Même après la mort tragique de son jeune mari Denis Giraud, Faustine Roy enseigne toujours à l’institution Marianne, qui héberge une quinzaine d’orphelines. Matthieu, son ami d’enfance qui part souvent sur les chantiers un peu partout en Europe, lui rend visite le plus souvent possible, car les jeunes gens ne peuvent plus résister à l’amour longtemps contrarié qui les unit désormais. Or, la mort accidentelle de Raymonde, la fidèle et pétulante servante du Moulin du Loup, va plonger la famille dans le chagrin. Claire se voit obligée d’élever Janine, le bébé de trois mois que laisse la jeune femme, ainsi que Thérèse, sa fille de onze ans. Elle a également recueilli son demi-frère, Arthur, âgé de cinq ans et adopté Angéla, une des pensionnaires de l’école dirigée par Faustine. Une rencontre va lui redonner la force de vivre. Un jour, Victor Nadaud, son ami préhistorien, l’emmène auprès d’une châtelaine ruinée, Edmée de Martignac, dont la fille de huit ans, Marie, est très malade. Claire découvrira alors un vieux château mystérieux et utilisera pour la première fois son don de guérisseuse. Mais bientôt, Faustine et Matthieu sont obligés de se marier, la jeune femme étant enceinte depuis une rencontre passionnée survenue dans la grotte aux fées. Or, son deuil n’est pas achevé. C’est pourquoi Bertrand Giraud, son ancien beau-père — devenu maire du village et surtout principal bienfaiteur et gestionnaire de l’école où elle travaille —, lui en veut beaucoup. Il lui adresse alors de cruels reproches, allant jusqu’à la renvoyer. Mais l’amour sera plus fort que l’adversité. Pour éviter le scandale, le jeune couple s’unit civilement en présence de leurs amis et des deux familles, les Giraud et les Roy. Faustine et Matthieu peuvent enfin s’installer dans l’ancienne maison de Basile Drujon. Une fille naîtra au printemps dans des circonstances périlleuses. L’avenir semble donc lumineux pour les membres de la famille Roy. Claire se dévoue pour les siens et pour les malades de la vallée et Jean s’occupe de ses vignes. Pourtant, une violente tourmente sèmera la désolation quatre ans plus tard, alors que Jean s’absente avec la jolie Angéla pour un voyage au Québec qui changera l’ordre établi. Au même moment, les éléments naturels endommagent irrémédiablement le Moulin, remis en production depuis peu par Matthieu, bien décidé à devenir papetier tout comme le père de sa bien-aimée.

Avis :

Marie-Bernadette Dupuy, vient d’inscrire en lettres majeures son nom au rang des auteurs les plus idolâtrés au Québec. Chacun de ces romans ne passe jamais inaperçu, le dernier en date “La Grotte aux fées” est une brique de 650 pages.

J’aurai pu penser – vu, que c’est le quatrième tome – que l’auteure aurait perdu sa passion, moins d’étoffe littéraire, un manque d’imagination et c’est le contraire qui se produit. Elle arrive avec brio à surprendre à chaque chapitre son lecteur dans les petits détails qui se révèle comme les clefs de l’histoire. Dans son roman, chaque mot de chacune de ces phrases compte, son écriture joue parfois avec un double sens pour donner de fausses pistes au lectorat, une écriture digne des romans historiques de Max Gallo.

J’ai toujours écrit mon admiration que je portais pour son œuvre, une fois de plus elle dépasse nos attentes, grâce à son écriture qui a trouvé sa pleine maturité.

Aujourd’hui, Dupuy n’excelle dans rien de moins que dans l’excellence.

À lire sans tarder.

Auteure :

Marie-Bernadette Dupuy est née à Angoulême, dans la Charente française, en 1952. Petite fille un peu rêveuse, son enfance s’est déroulée dans les rues étroites de la vieille ville médiévale. Elle détient un brevet supérieur d’enseignement commercial, option secrétariat, de l’École d’Hôtesses et de Secrétariat. Madame Dupuy a mérité le prix d’excellence en secrétariat en 1972 et la médaille d’or de la Société d’encouragement au bien de la Charente. Au décès de sa mère, elle décide de se consacrer à l’écriture d’un ouvrage concernant Élisabeth d’Autriche, l’impératrice Sissi, qui était leur idole à toutes les deux. Elle se rend en Bavière et rencontre par hasard des descendants de la célèbre famille des Habsburg. Se liant d’amitié avec eux, elle publie Femmes impériales en 1985. Depuis, cette auteure prolifique demeurant à Gond Pontouvre a fait paraître plus d’une trentaine de livres, dont plusieurs portent sur la royauté: Victoria, Eugénie, Sissi: trois femmes inoubliables; Sissi, Diana, un face-à-face au-delà du temps; Alexandre II – Katia Dolgorouky: Leur véritable histoire; Sur les traces de Sissi: L’ange de Wallsee. Elle a aussi publié plusieurs polars: Angoulême, du sang sous les collines; Les Croix de la pleine lune; Quand l’histoire assassine au pays des vignes; Cognac, un festival meurtrier; Vent de terreur sur Baignes, pour n’en nommer que quelques-uns. Parallèlement à son travail d’écrivaine, Marie-Bernadette Dupuy (MBD, comme elle se plaît à signer ses livres) se consacre à l’édition et dirige le magazine Promenades, qui met en valeur le patrimoine charentais. L’Orpheline du Bois des Loups, publié en 2002 aux Éditions JCL, est son premier ouvrage disponible en terre canadienne. Se sont ajoutés depuis: L’Amour écorché paru en 2003, puis, en mars 2004, toujours chez JCL, Les Enfants du Pas du Loup et, en septembre, Le Chant de l’Océan. Elle revient en 2005 avec Le Refuge aux roses, l’histoire d’un amour plus fort que la mort. Tout juste quelques mois plus tard, de la plume prolifique de Marie-Bernadette Dupuy nous arrive La Demoiselle des Bories, suite attendue de L’Orpheline du Bois des Loups. Pour sa part, Le Cachot de Hautefaille, est sur le marché depuis août 2006. Son ouvrage suivant, Le Val de l’espoir, évoque un problème caractéristique de notre époque, les ravages que cause la drogue. Depuis l’été 2007, madame Dupuy nous présente une grande saga en plusieurs tomes, dont le premier, Le Moulin du loup, fut presque aussitôt suivi par Le Chemin des falaises, puis par Les Tristes Noces, au tout début du printemps 2008. Paru quelques mois plus tard, à l’automne 2008, L’Enfant des neiges raconte la fascinante histoire d’une jeune fille douée pour le chant, demeurant au début du siècle dernier dans le pittoresque village de Val-Jalbert. Parallèlement, elle livre au début de l’hiver 2009 le quatrième tome d’une série de cinq, La Grotte aux fées.

Références :

Titre : La Grotte aux fées
Auteure : Marie-Bernadette Dupuy
Éditeur : Éditions JCL
ISBN : 978-2-89431-393-0
Prix : 26,95 $

Copyright – Made in Québec – Jean-Luc Doumont – 2009
Toute reproduction interdite sans la mention
https://madeinquebec.wordpress.com

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Catégories :Mars 2009
  1. BATTESTI
    26 mars 2009 à 9:15

    Superbe auteure dans tous les sens du terme !!!
    qu’elle continue, ces romans nous plaisent tant.

    MERCI

  2. France Tremblay
    26 avril 2009 à 7:59

    Super !
    À quand le 5ème tome ?
    Merci

  3. Hélène
    16 mai 2009 à 9:24

    Depuis quelque temps je dévore les ouvrages de Mme Dupuy, j’adorais christian Signol, mais ses clichés à elle sont supérieurs. Continuer madame, vos livres sont superbes et tellement forts, si seulement vous pouviez en faire des téléfilms. amitiés respectueuses.

  4. Jacques Frank Reid
    2 novembre 2009 à 8:40

    Je viens d’acheter mon premier roman de Mme Dupuy  »Le rossignol de Val Jalbert Je ne vous ai jamais lu,mais quand j’ai su que vous étiez venu à Val Jalbert, ma soeur qui habite tout près m’a référé votre livre. J’ai vue Val Jalbert au temps ou le site était interdit au public à cause de la sécurité J,étais adolescent et vous dire toute les aventures qu’on y a vécus mes amis et moi. Je suis fier que quelqu’un, enfin fasse revivre ce coin de pays si magnifique et si mystérieux . Merci encore pour vos écrits.Je commence dès ce soir ma lecture et je sais que je ne serai pas déçu.Avez-vous visité la petite rivière sous-terraine qui coule sous une parti du village? J’y ai vécu des expériences incroyables. Cette rivière n’est pas très connue des gens. J’ai accompagné le grand poète Quécécois Félix Leclerc un samedi en excursion alors qu’il se promenait en parlant à des personnages fictifs et faisait revivre le village. Mais aucun écrit n’a été publié. Je demeure disponnible si jamais il vous vient à l’idée d’en parler avec moi. Encore merci!Jacques Frank Reid.

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