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Deux nouveaux “Parfums d’ailleurs ” chez Guy Saint-Jean

La vierge dans la cité de Raja El Ouadih

Récit :

9782894550540 Voici vingt et un portraits de femmes marocaines, des histoires brèves reliées entre elles par un événement, le mariage de Nora. Elles ont aussi en commun la présence d’un désir profond d’affirmation de soi dans un monde où la modernité et la tradition sont en perpétuelles confrontations. Ces Marocaines mariées, veuves ou célibataires, sont préoccupées par leur avenir, enchevêtrées dans leurs racines et assoiffées de changements et d’évolution. L’adultère, l’émancipation sociale, la quête de liberté, la préservation de la virginité, la polygamie et le fardeau familial sont quelques-uns des thèmes abordés dans ce recueil avec honnêteté et respect mais aussi, avec humour et dérision. L’auteure dépeint, entre autres, une facette peu et mal connue de la sensualité et de la sexualité féminine au Maroc.

Avis :

Même si ce recueil ne parle qu’exclusivement de femmes, il n’est néanmoins un livre consacré au féminisme. Oui, j’ai eu cette crainte de lire un pamphlet sur les femmes et leurs droits. Je n’ai rien contre cela, mais il en sort quelques-uns par année, où chaque femme exprime librement la féminisation dans le monde actuel. Si l’auteure parle de frivolité, le recueil est plus profond que cela. Elle exprime cette soif incessante de ces femmes marocaines à empoigner la vie par elles-mêmes et démontrer aux hommes qu’elles existent. Je ne pourrais passer sous silence le travail de l’auteure qui se révèle comme une grande auteure moderne. Elle pose sa plume sur ces femmes avec une fascination, mais aussi avec respect. Parmi les 21 nouvelles, il y a quelques perles littéraires : “Spouda”, “La descente aux enfers”, “Les ragots”, “La sauterelle”, ou encore “La seconde résidence”. Ces textes figurent déjà parmi les classiques de la littérature moderne. Dans l’écriture de Raja El Ouadili, le lecteur ressentira toute la poésie de l’auteure. Elle a mis sur papier des mots justes, qui ne sont pas illusoires. Un grand travail en soi. Magnifique. Découverte de l’année 2009!

Auteure :

Raja El Ouadili, native du Maroc, vit au Québec depuis 1991. Agroéconomiste, elle a travaillé dans l’enseignement, la recherche et le développement économique. Fascinée depuis toujours par la peinture et l’écriture, elle trouve finalement quelques moments de répit pour transcrire avec sa plume et ses pinceaux ce monde qui l’habite et qu’elle questionne. La vierge dans la cité est son premier livre.

Références :

La vierge dans la cité – Raja El Ouadih – Guy Saint-Jean Éditeur – 978-2-89455-054-0 – 22,95 $

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Inch’Allah de Marc-André Moutquin

Récit :

9782894552421 Antoine, jeune étudiant en médecine, quitte sa routine montréalaise et s’expatrie pour un mois de stage dans un modeste dispensaire sénégalais. Là-bas, il soignera les malades de Koudiadienne et des environs, supervisé par Joseph, un chef infirmier rigide et intransigeant. Empli de questionnements et de doutes envers les limites de la pratique médicale, Antoine s’occupera des maux de chacun et tissera ainsi des liens avec les gens de ce pays sablonneux. Au gré de ses rencontres, l’écart se creusera entre sa vie à Montréal, sa culture et ses certitudes, et celle au Sénégal, poussiéreuse, ensorcelée, fragile et déconcertante.

Avis :

Sous un judicieux mélange de vérité et de carnet de voyage, Moutquin est arrivé à ficeler un roman qui tient la route du début à la fin. Sa vision de Nord-Américain il l’a posé sur celle de l’Afrique, où les doutes et les questionnements sont nombreux. Le mal du pays est aussi présent. Les cultures sont différentes et les points de repère moins pressent. Ce roman sorti chez Guy Saint-Jean éditeur risque de faire grand bruit. À lire sans hésiter.

Auteur :

Né en 1977 en Nouvelle-Zélande, Marc-André Moutquin a étudié les arts, les lettres et les langues avant de se tourner vers le domaine de la santé. Il a effectué un stage dans un dispensaire au Sénégal et poursuit actuellement des études à la faculté de médecine et des sciences de la santé de l’Université de Sherbrooke à titre d’infirmier bachelier. Il a publié, en 2004, un recueil de poésie intitulé Girafes urbaines, aux éditions Loup de Gouttière. Récemment, il a été finaliste pour le prix Anne-Hébert 2008 et a gagné le Concours littéraire du 23 avril 2007: l’écriture en liberté.

Références :

Inch’Allah – Marc-André Moutquin – Guy Saint-Jean Éditeur – 978-2-89455-242-1 – 22,95 $

Copyright – Made in Québec – Jean-Luc Doumont – 2009
Toute reproduction interdite sans la mention
https://madeinquebec.wordpress.com

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Catégories :Août 2009
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