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LE MONDE SELON MONSANTO DE MARIE-MONIQUE ROBIN

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MondeSelonMonsanto Avec 17 500 salariés, un chiffre d’affaires de 7,5 milliards de dollars en 2006 et une implantation dans 46 pays, Monsanto est le leader mondial des OGM et l’une des entreprises les plus controversées de l’histoire industrielle. Production de PCB (polychlorobiphényles, vendus en France sous le nom de pyralène), de polystyrène, d’herbicides dévastateurs comme l’agent orange utilisé lors de la guerre du Vietnam ou d’hormones de croissance bovine et laitière (interdites en Europe), la firme a accumulé les procès en raison de la toxicité de ses produits, depuis sa création en 55259_021901. Pourtant, aujourd’hui, Monsanto se présente comme une entreprise des « sciences de la vie », récemment convertie aux vertus du développement durable. Grâce à la commercialisation de semences transgéniques, conçues notamment pour résister aux épandages de Roundup, l’herbicide le plus vendu au monde, elle prétend vouloir résoudre le problème de la faim dans le monde tout en réduisant la détérioration de l’environnement. Qu’en est-il exactement ? Le monde selon Monsanto retrace l’histoire de la compagnie de St. Louis  (Missouri), en s’appuyant sur des documents inédits, mais aussi sur le témoignage de scientifiques, de représentants de la société civile, de victimes de ses activités toxiques, d’avocats, de politiciens, de représentants de 55259_04la Food and Drug Administration ou de l’Environmental Protection Agency des États-Unis. Après une enquête de trois ans, en Amérique du Nord et du Sud, en Europe et en Asie, le film reconstitue la genèse d’un empire industriel,  qui, à grand renfort de rapports mensongers, de collusion avec l’administration nord-américaine, de pressions et tentatives de corruption, est devenu l’un des premiers semenciers de la planète. Il montre comment, derrière l’image de société propre et verte que décrit la propagande publicitaire, se cache un projet hégémonique menaçant la sécurité alimentaire du monde et l’équilibre écologique de la planète.

Avis :

La journaliste, écrivaine et réalisatrice, Marie-Monique Robin, à réaliser un documentaire bien au-delà de toutes nos attentes. Monsanto est une entreprise qui est le leader mondial des OGM (Organisme génétiquement modifié). Les images parlent d’elles-mêmes. Peu de mots suffissent pour comprendre le malaise. Ce documentaire explique très bien le rapport de puissance de Monsanto. D’anciens employés s’ouvrent le coeur sur les pratiques très douteuses de l’entreprise. La visite de George Bush (père) est aussi montrée. Lorsque l’on termine le visionnement, vous aurez un malaise. Un malaise qui ne se commente pas. Sauf par ces quelques mots : “Il faut changer nos habitudes de consommation”. Ce documentaire lança de nombreux débats en Europe, ici au Canada, les débats ont été moins virulents, mais cela n’empêche pas de penser que nous avons les mêmes problématiques que les Européens. Marie-Monique Robin, signe une oeuvre exemplaire, qui résume parfaitement l’imposante machine qu’est Monsanto, qui achète le silence à prix d’or. Ce documentaire devrait être visionné par plusieurs gouvernements et aussi par plusieurs dirigeants d’organismes qui prônent le développement durable.

Pour terminer voici la réponse de la réalisatrice, lorsque l’on lui pose la question : “Pourquoi un film sur Monsanto?”

Ça fait plus de vingt ans que je parcours le monde, et partout j’ai entendu parler de cette multinationale américaine, à dire vrai, plutôt en mal. J’ai voulu en avoir le coeur net et j’ai navigué sur la toile pendant des mois. J’ai découvert que Monsanto représente l’ une des entreprises les plus controversées de l’ère industrielle parce qu’elle a toujours caché l’extrême toxicité de ses produits. Qu’en est-il aujourd’hui? Nous dit-elle la vérité sur ses OGM? Peut-on la croire quand elle dit que les biotechnologies vont résoudre le problème de la faim et de la contamination environnementale? Pour répondre à ces questions, qui nous concernent tous, j’ai repris mon bâton de pèlerin, voyageant sur trois continents, où j’ai confronté la parole de Monsanto à la réalité du terrain, rencontrant des dizaines de témoins que j’avais préalablement identifiés sur la toile. Et je suis sûre, aujourd’hui, qu’on ne doit pas laisser cette entreprise s’emparer des semences, et donc de la nourriture du monde…

Un documentaire exemplaire sous tous les angles.

Bravo !

Réalisatrice :

55259_09 Lauréate du prix Albert-Londres, en 1995, la journaliste et réalisatrice française Marie-Monique Robin a signé plus d’une trentaine de documentaires dont plusieurs ont été primés à des festivals et événements internationaux. Spécialiste des questions de société et des enjeux politiques, elle a démontré ses qualités d’investigatrice à titre de grand reporter pour des agences telles que CAPA et Point du Jour, en plus d’avoir réalisé de nombreuses émissions ou reportages pour les plus grands télédiffuseurs francophones. Également auteure de plusieurs livres, elle vient de publier Le monde selon Monsanto, De la dioxine aux OGM, une entreprise qui vous veut du bien, en parallèle au lancement de son film sur le même sujet.

Références :

Titre : Le monde selon Monsanto
Réalisatrice : Marie-Monique Robin
Durée : 109 minutes
Image : Panoramique 16×9
Son : Dolby 2.0

Copyright – Made in Québec – Jean-Luc Doumont – 2009
Toute reproduction interdite sans la mention
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COMPILATION DE JACQUES GIRALDEAU ET L’ART

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g1Comprend les titres suivants :
1. Au hasard du temps
2. Les fleurs c’est pour Rosemont
3. La forme des choses

 

g2 Comprend les titres suivants :
1. Bozarts
2. Faut-il se couper l’oreille?
3. La fougère et la rouille ou Collage 2

 

g3Comprend les titres suivants :
1. Opéra zéro
2. La Toile d’araignée

 

g4Comprend les titres suivants :
1. Le Tableau noir
2. La Toile blanche

 

g5 Comprend le titre suivant :
1. Blanc de mémoire

 

 

 

g6 Comprend les titres suivants :
1. Les amoureux de Montréal
2. L’ombre fragile des choses

 

Avis :

Jacques Giraldeau est un cinéaste majeur du Canada. Sans doute, le plus grand documentaliste que nous connaissions. L’ONF propose 13 de ces films en DVD. Ce sont 13 chefs-d’œuvre qui explorent notre histoire avec passion et humilité.

Extraire quelques films de Giraldeau m’est impossible, car chaque film comporte son lot de brillance et de merveille qui en font un film unique à regarder. Même si les premiers films sont en noir et blanc, ils regorgent d’une actualité saisissante.

Tel un historien de notre vie quotidienne, il démontre qu’avec peu de moyens et beaucoup de talent, que l’on peut réaliser des chefs-d’œuvre qui seront éternels et font partie du patrimoine filmographique canadien.

Si vous ne connaissez pas l’œuvre de Giraldeau, ce coffret est le moyen de découvrir un réalisateur de talent. Tous les amoureux du cinéma doivent posséder ce coffret.

À découvrir sans hésiter.

Réalisateur :

JG Diplômé en philosophie et en sciences sociales, Jacques Giraldeau fait très tôt du cinéma son horizon. Dès 1948, il crée à l’Université de Montréal le premier cinéclub au Québec. Membre fondateur de la Commission étudiante du cinéma, de l’Association professionnelle des cinéastes et de la Cinémathèque québécoise, il a également été rédacteur à la revue Découpage et critique au journal Le Front ouvrier. En 1950, Jacques Giraldeau fait du cinéma son métier. Tour à tour — et souvent tout à la fois — réalisateur, animateur, chef opérateur, monteur, producteur et scénariste, il partage son temps entre l’Office national du film du Canada, sa maison de production (Studio 7) et la Société Radio-Canada. En 1963, il choisit de se fixer définitivement à l’ONF. En plus de 50 années de carrière, il a inscrit au répertoire cinématographique environ 165 courts, moyens et longs métrages, dont quelques films d’animation.: Opéra zéro (1984), son célèbre L’homme de papier (1987) et Les iris/The Irises (coréal. Suzanne Gervais, 1991) qui s’est mérité le Prix du jury au Festival des films du monde. Tout au long de son oeuvre, Giraldeau a scruté une panoplie de sujets. Cependant, sa préoccupation, visible et avouée, pour la situation des arts au Québec et pour la communication entre les artistes et le public ne s’est pas démentie depuis La forme des choses, en 1964. Ce film a été le premier jalon d’une réflexion cinématographique originale, féconde et actuelle. Plusieurs autres réalisations sont venues étayer son oeuvre : Bozarts (Collage 1) (1969), véritable plaidoyer en faveur du droit de tout être humain à l’expression; Faut-il se couper l’oreille? (1970), où des personnalités du monde de l’art débattent du rôle social des artistes; La fougère ou la rouille (Collage 2), qui traite des problèmes particuliers du milieu artistique; puis, en 1979, La toile d’araignée (Collage 3), tente une fois de plus d’expliquer ce fossé qui isole l’art du grand public. Puis, Le tableau noir (Collage 4) et La toile blanche (Collage 5) ont, successivement, décortiqué les lois qui régissent le marché de l’art et les rapports qu’entretiennent les artistes avec l’argent. Et plus récemment, Blanc de mémoire (Collage7 ) suit à la trace les grandes étapes de l’histoire de l’art moderne au Québec. Il s’est vu décerner le prix du Gouverneur général en Arts visuels et médiatiques en 2000 ainsi que le Prix Albert-Tessier du Gouvernement du Québec en 1996, ainsi qu’un prix spécial pour l’ensemble de son oeuvre au Festival international du film sur l’art en 1995. Enfin, se juxtaposant à sa réflexion de cinéaste, Jacques Giraldeau est peintre et graveur. Ses oeuvres ont été exposées dans plusieurs villes, dont Montréal, Québec, Hull, Ottawa, Boston et New York.

Références :

Titre : Compilation de Jacques Giraldeau
Réalisateur : Jacques Giraldeau
Durée totale : 481 min 27 s
Image : Plein écran

Copyright – Made in Québec – Jean-Luc Doumont – 2009
Toute reproduction interdite sans la mention
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100 QUÉBÉCOIS QUI ONT FAIT LE XXe SIÈCLE

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quebecois Qui sont les grandes figures qui ont façonné la vie politique, sociale, intellectuelle ou économique de notre société au cours du dernier siècle? 100 Québécois se sont imposés dans ce palmarès qui n’est pas un ordre du mérite, encore moins un galerie de héros. On y rencontre des célébrités et des icônes, mais aussi des personnages méconnus ou controversés. Ces biographies inédites ont été construites à partir d’archives filmiques et iconographiques, et sont agrémentées d’entrevues de témoins, de spécialistes et de journalistes. Voyez entre autres René Homier-Roy, Jacques Lacoursière, Isabelle Péladeau, Marc Lalonde, Jacques Parizeau, Louise Cousineau, Pierre Godin, Robert Lévesque et Monique Giroux livrer leurs analyses, partager leurs souvenirs, assener des vérités ou révéler des faits étonnants.

Avis :

L’ONF étonnera toujours les amateurs de documentaires, dont je fais partie. Quelle merveilleuse idée de brosser le portrait d’une façon réaliste et sans complaisance de 100 Québécois qui ont fait le 20e siècle. La collection complète compte 12 DVD de 50 minutes chacun, avec un son stéréo et une image plein écran.

La réalisation de Jean Roy est magique, le passé se conjugue au présent avec facilité et la narration de Jean Leclerc apporte, grâce à sa voix chaude, un confort d’écoute qui ressemble presque à une couverture qui nous réchauffe.

Parmi ces 100 Québécois ont retrouvent : Claude Ryan, Jean Drapeau, Wilfrid Pelletier, Ernest Cormier, Édouard Montpetit, Robert Charlebois et tant d’autres.

Chacun des 12 DVD renferme des trésors, des trouvailles, des anecdotes et des témoignages inédits provenant de proches de ces Québécois. Ces DVD sont la trace indélébile de notre histoire et de notre passé, ces hommes et femmes resteront dans la mémoire collective pour de nombreuses décennies encore.

Si vous avez comme moi, la passion de l’histoire, je vous suggère de vous procurez ce coffret de 12 DVD, car il devrait être obligatoire à tous les élèves dans les écoles pour en prendre connaissance.

Encore une fois, je salue l’audace et la sublime réalisation de Jean Roy.

À posséder dans sa DVDthèque.

Références :

Titre : 100 Québécois qui ont fait le XXe siècle
Réalisation : Jean Roy
Durée : 12 x 50 minutes
Son : Stéréo
Image : Plein écran

Copyright – Made in Québec – Jean-Luc Doumont – 2008
Toute reproduction interdite sans la mention
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AU COEUR DES ROCHEUSES – GUY CLARKSON

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rocheuses Majestueuses et vivifiantes, les Montagnes Rocheuses déploient noblement leur chapelet de hautes crêtes qui divisent le continent et conjuguent le passé, le présent et le futur de l’Amérique du Nord. Au coeur des Rocheuses est une série de quatre documentaires de soixante minutes, tournés au fil des saisons, produite pour History Television et National Geographic.

Voyagez dans le temps afin de mieux comprendre cette riche mosaïque écologique et en célébrer la beauté. Visitant le passé et le présent tour à tour, Au coeur des Rocheuses explore les merveilles naturelles, le patrimoine culturel et l’avenir des Rocheuses sous des angles savamment amenés et parfois controversés. De grands penseurs de notre temps et des aînés expriment leurs inquétudes et se portent à la défense de cet environnement extraordinaire. La narration est tissée de propos de scientifiques, d’aventuriers, d’aînés autochtones, de gestionnaires de ressources, d’écologistes et de promoteurs, tous sous le charme de la «Great Divide».

Avis :

Les Montagnes des Rocheuses désignent la grande chaîne de montagnes intercontinentale de l’ouest dans l’Amérique du Nord. Elles s’étendent sur 4800 km. Les Rocheuses sont des montagnes majestueuses qui parcourent le Mexique au sud, jusqu’à l’Alaska au Nord.

Durant 190 minutes, offrez-vous un voyage au coeur de ces magnifiques montagnes qui font rêver des milliers d’expéditeurs.

Ce quadruple DVD se divise en deux. Deux DVD en français et deux en anglais.

Quatre films sont proposés :

1 – "Les anciens" – Guy Clarkson s’envole dans son avion de brousse pour entamer un périple filmique dans les Rocheuses.

2 – "Une terre de richesses" – le documentaire explique comment le monde à découvert les Rocheuses.

3 – "Le temps presse" – Clarkson s’interroge sur l’amour que nous portons aux montagnes ainsi que sur les projets de construction résidentielles qui se heurtent à une coalition écologique.

4 – "Retrouver l’équilibre" – le réalisateur essaye d’amener des solutions concrètes pour protéger les Rocheuses.

C’est bien plus qu’un réalisateur, Guy Clarkson ouvre la discussion en compagnie de scientifiques, aventuriers, autochtones, … Ce n’est pas juste qu’une vision personnelle, mais plusieurs visions qui s’interrogent ensemble sur le futur des Rocheuses.

Les images et la réalisation sont à coupées le souffle, en tant que spectateur de ces sublimes paysages, ont pourraient presque croire que nous accompagnons Clarkson dans son périple au coeur des Rocheuses. Il a d’ailleurs eu la brillante idée d’être nos yeux pendant la réalisation.

À la fin de ces quatre films, vous aurez, sans doute comme moi, l’envie de découvrir les Rocheuses.

Un brillant hommage au respect de l’environnement. Guy Clarkson est un cinéaste de référence dans ce domaine.

Un excellent cadeau à s’offrir et à faire découvrir à nos amis.

Références :

Titre : Au coeur des Rocheuses
Réalisateur : Guy Clarkson
Durée : 190 minutes
Réalisation en haute définition

Copyright – Made in Québec – Jean-Luc Doumont – 2008
Toute reproduction interdite sans la mention
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ENTRE LES LIGNES – CLAUDE GUILMAIN

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Le film

lignes Hommage aux combattants canadiens de la Première Guerre mondiale, Entre les lignes fait la chronique du conflit à travers les mots de six canadiens. Quatre-vingt-dix ans après l’Armistice, des lettres envoyées « au pays », un journal de bord rédigé à chaud et des images d’archives éloquentes nous font vivre ce drame, de l’intérieur.

Le film ouvre avec ces paroles que Claudius Corneloup, du 22e Bataillon, confie à son journal de bord : « Que d’émotions inconnues! Se regarder, se dire : “Je suis au front “, que d’orgueil légitime! La première lettre écrite, assis sur son sac, pendant qu’un obus siffle dans l’air, comme elle est éloquente! Et comme cette première entrée aux tranchées change le caractère des hommes. Les plus légers deviennent graves. D’un simple coup d’oeil, tout s’embrase. Comme l’on comprend subitement ce que le pays attend de nous! … »

Le ton est donné. Les voix se succèdent et nous racontent leur guerre, le quotidien fait de fierté, d’espoir, d’engagement, de fatigue, d’effroi et de souffrance. Ces voix restituent celles de cinq soldats et d’une infirmière, âgés de 23 à 31 ans; rendues par des comédiens professionnels, elles expriment avec justesse et sensibilité toute l’émotion des mots.

55933_03 Très construite, épousant une courbe dramatique et un rythme qui nous entraînent irrésistiblement, cette chronique à plusieurs voix, prenant parfois des allures de choeur, fouille et révèle la réalité de la guerre. Entre les lignes de ces correspondances intimes adressées à une mère, un père ou une soeur, on devine l’innommable, toute cette horreur censurée par la guerre et la pudeur. C’est pourquoi les mots du journal de bord de Claudius Corneloup, insérés dans le concert des autres voix, éclatent comme des obus, apportant un éclairage vif sur la vérité de la vie dans les tranchées. Ils donnent toute sa dimension au triste paysage de boue, de fusils et de cadavres que nous montrent des documents d’archives souvent muets.

Dans un montage habile, le film présente des extraits de films d’époque, tournés ici à Montréal et en Europe, des photos, des passages manuscrits de lettres et du journal de bord. Le talent de mise en scène de Claude Guilmain redonne à ces artefacts vieux de 90 ans une dimension humaine et insuffle à ces images anonymes une vie et une intensité qui nous prennent au coeur.

55933_10 Entre les lignes montre, fait ressentir, rend limpide le drame intérieur de ces personnes qui, habitées d’un sens du devoir et d’un désir de servir leur pays et leurs semblables, sont confrontées soudainement à une situation où l’humanité est malmenée, parfois à un point inqualifiable. Nous sommes émus d’entendre Leo, 23 ans, rassurer sa mère, répéter que tout va bien, qu’il n’y a pas à s’en faire. Et notre coeur se serre quand les compagnons commencent à « tomber », et qu’entre les lignes on perçoit la peur, le sentiment d’absurdité, l’envie de fuir ce cauchemar, le désir de rentrer à la maison.

Entre les lignes, ce sont bien sûr les lignes de ces lettres, de ce journal de bord. Mais ce sont aussi les lignes ennemies, entre lesquelles s’allongent ces tranchées où patauge, souffre et se bat, solitaire et solidaire, le soldat.

Avis :

Ces hommes comme les autres sont devenus des héros. Des héros canadiens qu’il ne faudra jamais oublier. Justement, pour que leurs souvenirs perdurent, le réalisateur, Claude Guilmain, a réalisé un documentaire qui est un véritable chef-d’oeuvre de la mémoire.

Le monde du documentaire canadien s’est trouvé son nouvel ambassadeur. Ce documentaire, se regarde comme un film, à la différence près, l’histoire du film est notre histoire. Ce sont nos héros, ceux devant qui nous devons tous un énorme respect.

Ces hommes étaient sans doute un membre de votre famille, un voisin, un proche ami. Grâce au talent de Guilmain et du DVD très bien documenté, le réalisateur leur donne le plus beau des hommages qu’il soit.
Les images d’archives sont fascinantes et on ressent le respect de Guilmain pour le sujet. C’est un réalisateur passionné et le DVD en témoigne.

En plus du documentaire proposé, il y a cinq bonus qui sont saisissants et dont il faut absolument en prendre connaissance.

L’image et la réalisation sont impeccables. Le son Dolby Digital 5.1 offre une qualité d’écoute merveilleuse.

Bref, c’est le DVD de l’année qu’il faut posséder dans sa DVDthèque et j’espère que ce film sera présenté partout dans les écoles et dans les cégeps pour ainsi faire découvrir aux jeunes cette première guerre mondiale.

Si la mémoire a toujours un passé, ce DVD est un must pour les générations futures.

Merveilleux !

Réalisateur :

Capturer2 Auteur, concepteur, scénographe et metteur en scène, Claude Guilmain est cofondateur du Théâtre La Tangente, compagnie de création de Toronto, et en a été le directeur artistique pendant dix ans (1997 à 2007). Ses textes L’égoïste (candidat au prix Trillium 2000) et La Passagère (qui a réalisé en 2003 la plus importante tournée au Québec pour une création ontarienne pour adultes), ont été publiés chez Prise de Parole. Requiem pour un trompettiste a ouvert le festival Zones Théâtrales au Centre national des arts en 2005 et a été en nomination pour le Masque de la production francocanadienne 2006. Claude Guilmain a signé la mise en scène de Petits crimes conjugaux, production du Théâtre Trillium, en lice pour le Masque de la production franco-canadienne 2005. Son texte No Man’s Land a été présenté au Festival Jamais Lu en mai 2008. Il a réalisé son premier documentaire, Portrait d’un parfait inconnu (20 min 39 s), dans le cadre du concours Momentum de l’ONF.

Références :

Titre : Entre les lignes
Réalisateur : Claude Guilmain
Production : Office National du Film du Canada
Durée : 78 min 23 s
Son : Dolby Digital 5.1
Image : Panoramique 16 x 9

Copyright – Made in Québec – Jean-Luc Doumont – 2008
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