juillet 3, 2008

" Ingrid Bétancourt : femme courage !" d’Éric Raynaud

Récit :

Voici l’histoire véritablement extraordinaire de cette femme opiniâtre et courageuse qui force le respect.

Même un très bon romancier aurait eu beaucoup de mal à imaginer une aventure aussi dense et improbable, des personnages aussi forts et des situations aussi exceptionnelles. Bientôt six ans passés comme otage des Farc, un accord de libération qui s’éternise, d’innombrables manoeuvres entre enjeux politiques et géostratégiques majeurs, entre cartels de la drogue et interventions des services secrets de plusieurs États, entre coups fourrés, revirements de situation et diplomatie secrète, avec en filigrane une nation colombienne gangrenée au plus haut niveau par la corruption.

Se dégage le portrait d’une Ingrid Betancourt finalement méconnue sur bien des plans, avec un parcours totalement hors norme, de son départ pour la Colombie, c’est-à-dire son engagement total et héroïque en politique, à son statut d’otage majeur des guérilleros, en passant par ses études à Science-Po à Paris ; ses actions spectaculaires – jusqu’à une grève de la faim qui la mènera au coma –, et ses discours d’une vérité sidérante contre les corrompus, les yeux dans les yeux, à la Chambre des députés comme au Sénat…

Habitée d’une passion politique totale, quitte à y perdre famille et confort, mais aussi poussée par des valeurs éthiques qui feront de la lutte contre la corruption son cheval de bataille, Ingrid Betancourt n’a véritablement peur de rien dans un pays où la vie ne vaut pas un peso.

Du reste, la sienne ne tient désormais qu’à un fil ténu, et cet ouvrage se veut être un livre de combat pour sa libération, au plus vite, maintenant !

Avis :

Si comme moi, vous êtes un fervent d’actualités et que vous souhaitez toujours en savoir plus sur les grands dossiers de notre monde, je vous conseille fortement le livre écrit par Éric Raynaud, consacré à Ingrid Bétancourt.

À l’heure où j’écris ces lignes, elle a été libérée voici moins de 24 heures à la grande joie de tous. Ce livre est sorti en début d’année en France et il raconte avec une minutie magistrale, l’ensemble des évènements qu’a vécu de proche où de loin la célèbre otage franco-colombienne.

Même si aujourd’hui est a retrouvée sa liberté, il faut lire cette enquête détaillée qui se lit comme un polar et dont l’écriture est passionnante.

Ce livre raconte les enjeux de cette longue attente qu’ont dû faire face amis, proches et parents. Plonger dans cette enquête, c’est plonger au coeur d’une histoire extraordinaire.

Vous pourrez même lire la très touchante lettre que Bétancourt a écrite pour sa mère Yolanda, une lettre intitulée : ” Lettre aux vivants “. Aux yeux de certaines personnes, cette lettre est déjà un document historique.

Éric Raynaud, signe un bouquin majeur dans l’histoire des livres d’enquêtes, qui en plus de nous révéler des choses, nous laisse réfléchir face à notre propre jugement.

Magnifique !

Auteur :

Eric Raynaud est journaliste depuis 22 ans, grand reporteur, spécialisé dans l’investigation. Un certain nombre de circonstances l’ont conduit à travailler en indépendant à partir de 2005 : une liberté de presse devenue pour lui « une vue de l’esprit », une indépendance des médias et des journalistes « totalement bafouée et désormais inexistante », et pour déclic quelques soucis avec son groupe de presse, après avoir produit plusieurs enquêtes « gênantes ».
Son premier ouvrage, consacré aux disparues de l’Yonne (Les Réseaux Cachés des Pervers Sexuels, Ed. du Rocher, 2004), a reçu le Prix de la Justice Citoyenne. Il a en outre été sélectionné pour le Prix Comte de Monte-Cristo, soutenu par Jean-Marie Rouart, de l’Académie Française, et pour le Prix littéraire de la Gendarmerie Nationale (catégorie enquêtes).

Références :

Titre : Ingrid Bétancourt : femme courage !
Auteur : Éric Raynaud
Éditeur : Éditions Alphée / Jean-Paul Bertrand
ISBN : 978-2-7538-0267-4
Prix : 27,95 $

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juillet 1, 2008

" Breizh : La Marque du Lys " de Gervais Pomerleau

Récit :

Lysandre Kerhluen, que nous avons connue mousse dans Le Balbuzar, a, contre toute attente et sous les traits d’un jeune homme, passé la majeure partie de sa jeune vie sous les ordres de Robert Surcouf.

Maintenant qu’elle a révélé sa véritable identité, et après avoir fait ses preuves, elle devient la première femme capitaine de la flotte.

Sa mission, comme toujours, est de chasser les godons de l’autre c¸oté des mers, eux qui ont réclamé la Nouvelle-France depuis déjà plusieurs années.

À bord de son noueau bateau, le Breizh, et avec un équipage pas du tout gagné à sa cause, le Balbuzard saura-t-il imprimer sa Marque du Lys et déjouer les plans des Anglais qu’elle déteste tant, et ce depuis son enfantc, pour lui avoir enlevé sa famille ?

Il faudra d’abord qu’elle gagne la confiance de ses hommes.

Avis :

J’ai eu le plaisir de lire le premier tome de cette saga signé Gervais Pomerleau. J’avais écrit : « J’ai lu les chapitres avec plaisir et avec un certain bonheur. Les images arrivaient dans la tête, je me suis imaginé les scènes ainsi que son angle de vision, ce qui est très bon signe. C’est un roman d’aventures dans la plus pure tradition. C’est romanesque à souhait. Pomerleau, réussis à captiver son lecteur avec une justesse d’orfèvre. »

Pour le second tome, j’écrirai encore la même chose. J’ai retrouvé Lysandre avec une grande joie. Quelques années ont passé et elle garde cette fraîcheur que j’aime tant lire.

Je souhaite vraiment à Gervais Pomerleau que cette histoire, ne s’arrête pas qu’à quelques livres, mais je verrai bien cette histoire à la télévision ou au cinéma, voire en bande dessinée.

J’ai lu ce livre en quatre heures. À trois heures du matin, j’ai fermé la lumière avec le sentiment profond d’avoir passé une excellente soirée.

Comme un bon vin, Pomerleau nous offre un grand cru. De l’aventure à souhait, des textes bien épurés et des personnages attachants.

À posséder dans sa bibliothèque.

Auteur :

Gervais Pomerleau s’est fait connaître par le théâtre avant d’aborder le roman puis d’autres genres littéraires où la critique a salué la rigueur de sa recherche qui donne davantage encore de véracité, de vivacité aux fresques qu’il dépeint.

Auteur de nombreux romans dont Tison-Ardent et la Complainte des Huarts, les Vents fous, 7 bicyclettesde même que la saga madeleinienne Les Chevaucheurs de Vagues, lauréat de plusieurs prix dont le Prix du Public pour Saint-Jean-Vianney village englouti, originaire de Jonquière (Saguenay), il a vécu une vingtaine d’années aux Iles-de-la-Madeleine et habite maintenant la Montégégie.

Ce titre est le deuxième pan de sa nouvelle saga La Marque du Lys

La critique a salué la rigueur de la recherche dans son oeuvre qui donne davantage encore de véracité, de vivacité aux fresques qu’il dépeint.

Références :

Titre : La Marque du Lys : Breizh, T.2
Auteur : Gervais Pomerleau
Éditeur : Humanitas
ISBN : 987-2-89396-300-6
Prix : 21,95 $

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juillet 1, 2008

" Gilles Vigneault de Natashquan " de Marc Legras

Récit :

Des arpents de neige de son enfance tout en haut de la Côte Nord du Québec, Gilles Vigneault –considéré dans cette oasis francophone d’Amérique du Nord comme le «chantre du pays»– a fait un univers, et des personnages qu’il y côtoie, «les gens de son pays». Du village natal, Natashquan, au séminaire de Rimouski, sur l’autre rive du Saint-Laurent, puis à Québec avec son université et les «boîtes à chansons» du début des années 60, le récit de Marc Legras emprunte les pas, la trace du chanteur, le suit au fur et à mesure que se déploie son œuvre et s’élargit sa notoriété. Avec, en filigrane, l’affirmation de l’identité des Québécois… En contrepoint du récit: Natashquan et l’œuvre écrite de Gilles Vigneault par le biais de poèmes, contes et réflexions suggérés par l’époque ou le quotidien –la part souvent ignorée ou méconnue de l’artiste.

Natashquan, mot magique pour les familiers des chansons de Gilles Vigneault, reste sa source et son point d’ancrage. Il y fête en 2008 ses quatre fois vingt ans, alors que la ville de Québec, elle, célèbre son quatre centième anniversaire.

Avis :

Quand un auteur français s’attaque à la vie de Gilles Vigneault, c’est comme si un auteur québécois s’attaquait à la vie de Michel Sardou. Ce sont deux monuments de la chanson auxquels plusieurs “chiens de garde” veille sur eux pour relater les vrais faits.

Dernièrement, dans le journal “La Presse”, une chroniqueuse  a “détruit ” ce livre en quelques lignes. Se prenait-elle pour Éric Naulleau et Éric Zemmour réunis? Qui sait?

Dans le fond, je ne lui donne pas tort, mais entre vous et moi, nous ne sommes pas tous des historiens de Vigneault. Il faut quand même saluer le courage de Marc Legras de s’attaquer à ce monument du Québec.

Le livre est sous forme d’une biographie, bien écrite. Les détails sont pertinents, quelques erreurs ici et là, mais vu l’importance du travail qu’il a dû à accomplir, c’est très vite pardonner.

Une biographie qui se lit avec passion.

Auteur :

Marc Legras, journaliste durant plus de vingt-cinq ans à France 2, entre autres comme responsable d’édition du JT, a présenté plusieurs centaines d’émissions de radio sur la chanson à France Musiques et France Culture, publié plusieurs livres sur la chanson et collaboré au mensuel Paroles et Musique de 1980 à 1990, puis à la revue Chorus dont il est membre du comité de rédaction.

Références :

Titre : Gilles Vigneault de Natashquan
Auteur : Marc Legras
Éditeur : Fayard - Chorus
ISBN : 9782213629452
Prix : 32,95 $

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juillet 1, 2008

Questions à David Camus, auteur de " Morgennes "

Chers amis et amies de MiQ. Par vos nombreux messages, vous me témoignez votre attachement à ces rencontres avec les auteurs que vous adorez. J’ai le privilège, par échange de courriel, de correspondre avec David Camus, l’auteur de « Morgennes » qui est sorti voici quelques mois chez Robert Laffont. Je remercie l’auteur pour sa gentillesse et sa disponibilité. Bonne lecture!

MiQ : Votre roman Morgennes raconte l’enfance et les premières années d’adulte de Morgennes, le personnage principal des Chevaliers du Royaume. Comment avez-vous travaillé la suite de l’histoire?

David Camus : Je connaissais déjà une grande partie de mon histoire, dans la mesure où elle se déroule avant celle des Chevaliers du Royaume (où je fais souvent allusion au passé de Morgennes). Ensuite, ça s’est passé comme pour n’importe quel roman (voir ma réponse à la question 5). La difficulté, dans le cadre du Roman de la Croix, c’est que cette fresque comprend 5 volumes, et que je tiens absolument à ce qu’on puisse les aborder dans n’importe quel ordre, et sans qu’il y ait besoin d’avoir lu les précédents. D’une certaine façon, j’écris les 5 livres en même temps. Ce qui est épuisant et me fait souvent regretter de ne pas avoir plus de mémoire ou un plus gros cerveau !

MiQ : Dès qu’on lit un de vos romans, on est surpris par deux choses. La première c’est la scénarisation des scènes qui sont presque des films et la seconde par la richesse de vos recherches. Cela demande beaucoup de travail?

David Camus : J’ai un esprit visuel. J’ai besoin de voir ce que j’écris. J’essaie de susciter des images, des mouvements, aussi bien par le rythme de la phrase que par mes descriptions. En ce qui concerne les recherches historiques, je me suis donné (et je me donne toujours) beaucoup de mal pour recueillir le maximum d’informations sur les croisades (et plus généralement le XIIe siècle). Je lis aussi bien des historiens que des ouvrages de l’époque (chroniques ou fictions), et je me suis intéressé à tous les aspects du Moyen Age : religion, société, arts (littérature, peinture, musique, danse, chant…), médecine, guerre, commerce, politique, cuisine, architecture, vêtements… Je veux que mes personnages évoluent dans un cadre aussi riche, précis et réaliste que possible – ce qui ne m’empêche pas d’y introduire du merveilleux. 

MiQ : Morgennes est accueilli par un grand nombre de lecteurs et la critique est très positive envers vous. Est-ce que cela ajoute de la pression pour le prochain roman qui sera la suite de Morgennes, dont le titre sera Crucifère?

David Camus : Oui et non. La pression est moins liée à la réaction des critiques qu’aux attentes des lecteurs. Grâce au forum du Roman de la Croix, je peux discuter avec certains lecteurs. Ce sont eux, surtout, que je n’ai pas envie de décevoir. Mais, comme Morgennes, je suis sur une route qui m’est très personnelle, et qui n’est pas, à mon sens, évidente à juger, à percevoir. Les bonnes critiques me font plaisir, les mauvaises me chagrinent… un jour ou deux, en fonction de la qualité de leurs arguments, de leur pertinence. Ensuite, je reviens à mon œuvre.

MiQ : Quels sont vos rapports avec la critique?

David Camus : Nous commençons tout juste à faire connaissance.

MiQ : Comment travaillez-vous un roman? Est-ce que vous bâtissez un plan? Écrivez-vous au stylo ou à l’ordinateur?

David Camus : Je commence par en rêver. Je m’efforce d’en saisir l’atmosphère, les couleurs, les enjeux. J’essaie de « ressentir » mon livre, presque physiquement. Ensuite, je fais un plan, aussi détaillé que possible. Puis je commence à rédiger – à l’ordinateur. J’ai cependant, toujours à côté de moi, un cahier (que j’appelle « cahier de suivi de rédaction ») où je tiens le journal de bord de mon roman. J’y prends des notes, j’y couche quelques idées…

MiQ : Quel est votre quotidien? Est-ce que vous écrivez en soirée, pendant la nuit, ou encore pendant la journée? Vous imposez-vous un rituel pour écrire?

David Camus : Mon quotidien a beaucoup changé depuis que je suis père. Je ne travaille plus la nuit, ce que j’adorais faire autrefois. Je travaille donc la journée, comme la plupart des gens. Mon principal rituel consiste surtout à éteindre mon téléphone et à mettre des bouchons d’oreille (earplugs). Une fois que j’ai mis mes bouchons d’oreille, le plus difficile est fait ! Sinon, j’adorais écrire allongé, dans la position d’un lecteur, au bord du rêve. Malheureusement ça n’est plus possible, et j’écris assis à un bureau !

MiQ : Le Canada ou le Québec seraient-ils des lieux intéressants pour une future histoire?

David Camus : Oui : la mienne !

MiQ : Lorsqu’on écrit seul chez soi pour raconter une histoire et que cette dernière se retrouve dans les mains de lecteurs italiens, belges, québécois, espagnols ou turcs, cela vous fait quoi? Les réactions sont-elles identiques dans tous les pays?

David Camus : Cela me fait très plaisir. Surtout, j’adore aller à la rencontre de mes lecteurs. J’ai eu ainsi la chance d’être invité en Pologne, en Espagne et au Portugal. Ce furent d’excellents moments, dont je garde de très bons souvenirs. Mais ce qui me fascine, et que je trouve particulièrement intéressant, c’est le fait que mes livres marchent mieux à l’étranger qu’en France !

MiQ : Quels sont vos projets?

David Camus : Finir Crucifère et les autres tomes de mon Roman de la Croix.  Écrire pour la jeunesse. Écrire des romans plus intimistes. Écrire pour le cinéma. Faire des bandes dessinées, des dessins animés. Faire un jeu vidéo…

MiQ : Je vous laisse le mot de la fin pour vous adresser à vos lecteurs. Quel message souhaitez-vous transmettre?

David Camus : Lisez, lisez, lisez. Lisez de tout. Lisez toujours. La lecture c’est la liberté.

juin 30, 2008

" Le temps d’un naufrage " de Danielle Malenfant

Récit :

Mélanie vient d’apprendre que sa mère a un cancer, mais elle refuse de le croire. Son agonie pousse Mélanie à se remémorer les petites joies et les grandes peines d’enfant que sa mère savait si bien comprendre.
Alors, comment survivre au départ d’une mère? Surtout comment vivre avec son père, elle qui ne s’entend pas du tout avec lui. Mélanie qui vit en même temps une histoire d’amour est déchirée entre l’espoir et le désespoir.

Avis :

Destiné à un public de 13 et plus, ce roman évoque la mort, mais surtout éveille en nous le fait de traverser le deuil d’une façon plus sereine.

Même si ce livre, n’en est pas un où l’on rigole, c’est même très triste parfois, Malenfant réussi avec son verbe juste à faire réfléchir le lecteur sur l’acceptation de la perte d’un être qui nous est précieux.

J’ai été agréablement surpris par ce roman qui est très bien écrit, mais aussi où les dialogues sont très riches en vocabulaires.

À découvrir !

Auteure :

Danielle Malenfant écrit depuis l’âge de 12 ans. Diplômée en rédaction créative en pastorale et en création littéraire, elle étudie maintenant en français écrit à l’UQAM. Elle est l’auteure d’outils d’intervention utilisés dans les écoles primaires et les maisons d’hébergement. Ce titre est son troisième roman, celui sur lequel elle travaille depuis de nombreuses années et qui est le plus autobiographique. Elle débute ainsi son incursion dans le monde des adolescentes par cette touchante histoire.

Références :

Titre : Le temps d’un naufrage
Auteure : Danielle Malenfant
Éditeur : Humanitas
ISBN : 9782893962993
Prix : 10,95 $

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juin 30, 2008

" L’art de la fugue " de Guillaume Corbeil

Récit :

J’aurais voulu partir et être le spectateur de mon propre départ, pour me regarder disparaître à l’horizon, debout sur le quai de la gare et en même temps assis dans le train, pour me voir rapetisser à mesure que le train s’éloignerait, jusqu’à me perdre de vue et disparaître, trop loin.
L’art de la fugue tient notamment de la répétition: les auditeurs prennent plaisir à la réapparition du sujet originel, la relance des voix, les modifications de texture qu’elles permettent, ainsi qu’aux subtiles inversions du contre-sujet. Chez Guillaume Corbeil, la fuite se confond volontiers à la poursuite: il n’est pas toujours possible de distinguer ce qui est devant de ce qui est derrière. Cherchant à se semer eux-mêmes, les personnages n’arrivent parfois qu’à revenir sur leurs pas et à se glisser dans des phrases familières. Les lecteurs prendront plaisir à la réapparition des motifs, aux échos diffractés, au jeu du mensonge et de la vérité qu’ils permettent. L’art de la fugue tient en haleine.

Avis :

C’est une écriture libre, sans concession. Une écriture où les âmes sont dévoilées et se mettent à nues sans vouloir le chercher.

Corbeil nous propose une série de nouvelles où les dialogues sont inexistants. C’est du texte brut. Cela pourra déconcerter le lecteur, mais au bout de l’exercice, il s’en sortira grandi. Ce livre est comme regarder par le trou de la serrure nos voisins. Ce n’est pas du voyeurisme, juste de l’émotion, la vraie et la réelle. Celle qui ne triche pas.

Si vous aimez découvrir un nouveau talent, vous allez adorer ce livre. Vous allez lire ce livre jusqu’à la fin, sans jamais lâcher la lecture.

Un très beau premier livre.

Auteur :

Né en 1980 dans le petit village de Coteau-Station GUILLAUME CORBEIL entreprend des études en droit et abandonne trois heures plus tard, le temps d’un cocktail avec le corps professoral et d’un discours du recteur.
Il commence à écrire à l’âge de vingt ans, trop tard pour devenir le nouveau jeune prodige des lettres québécoises.
Il termine en 2007 une maîtrise en création littéraire à l’UQÀM, où il aborde à partir du slogan de la boulangerie Première Moisson - L’art du vrai - les questions du mensonge et de la vérité en littérature, pour ensuite se positionner contre l’autobiographique.
Parfois il se dit qu’écrire,ce n’est pas une vie, ça, et que tout aurait été plus facile s’il était plutôt devenu ahtlète de haut niveau, peut-être un nageur ou un skieur olympique, sinon un joueur de hockey professionnel, ou encore tout autre chose, éleveur de pigeons voyageurs, accessoiriste à la télévision communautaire ou pompier, simplement.
Ce titre est son premier livre.

Références :

Titre : L’art de la fugue
Auteur : Guillaume Corbeil
Éditeur : L’instant même
ISBN : 9782895022534
Prix : 20 $

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juin 27, 2008

" Le chant des fées : T.1 - La diva " d’Alessandro Cassa

Récit :

Rose, une diva à l’apogée de sa carrière, se prépare à recevoir la plus haute distinction jamais décernée à une chanteuse d’opéra. À quelques heures à peine de la cérémonie, une simple question posée par une journaliste lors d’une entrevue fait surgir de lourds regrets dans l’esprit de la grande dame. Serait-il possible que jadis, elle ait pris la mauvaise décision? Et si…

Entremêlée au destin de Rose, l’histoire de trois autres jeunes femmes se dessine. Elles sont unies par un point commun: elles arriveront toutes, un jour, à un carrefour essentiel de leur existence.

Avis :

Derrière ce roman, on ressent tout de suite la “touche” du scénariste et du réalisateur en lui. Les décors sont présents, les personnages puissants, l’écriture ajustée comme une horloge, le tout formant un roman sensationnel.

Il faudra retenir ce nom : Alessandro Cassa. Car, vous l’entendrez encore dans les années qui s’en viennent.

D’ailleurs, il ne me surprendrait pas que ce roman prenne la forme un jour d’une série ou d’un film pour le cinéma.

En lisant le roman, des voix d’acteurs et d’actrices m’ont imprégnée. Quand l’auteur arrive à cela, c’est qu’il a réussi à capter l’attention de son lecteur au point qu’il en oublie ce dont il l’entoure.

Même si aux premiers abords, le roman était destiné à un public féminin, les hommes y trouveront aussi leurs comptes.

Un jeune auteur est né et fait pour durer dans le temps : Alessandro Cassa !

Auteur :

Né à Cowansville, Alessandro Cassa est architecte paysagiste spécialisé en mise en valeur du paysage et du patrimoine par le cinéma, il a travaillé près de 10 ans dans le domaine municipal, en développement culturel. Aujourd’hui tuteur en aménagement du territoire pour la TÉLUQ, il oeuvre en Action culturelle pour le Musée McCord. Passionné d’écriture, il a scénarisé deux courts métrages présentés dans le cadre du Short Film Corner lors du Festival de Cannes.

Pour consulter le blogue de l’auteur: http://alessandrocassa.blogspot.com

Références :

Titre : Le chant des fées. Tome 1 : La diva
Auteur : Alessandro Cassa
Éditeur : Guy Saint-Jean Éditeur
ISBN : 978-2-89455-284-1
Prix : 21,95 $

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juin 27, 2008

Deux livres pour enfants sublimes

” Sacha et son sushi ” de Jennifer Tremblay

Sacha reçoit en cadeau une souris blanche qu’il baptise Sushi. Sa nouvelle amie a cette fâcheuse manie de s’échapper vite et bien… Sacha le chevalier n’a pas dit son dernier mot : il la rattrape et la protège de tous les dangers !

Illustrations»Fabrice Boulanger
32 p.» 12,95 $ - ISBN » 978-2-923342-21-4

 


” Une Charlotte au chocolat ” de Mireille Messier

Le jour où Charlotte découvre qu’elle porte le même prénom qu’un dessert, elle comprend le sens de toutes les humeurs qui l’habitent. Inspirée par les odeurs du fameux gâteau, elle fabule sur sa nature changeante, mais toujours sucrée… Recette incluse.

Illustrations » Benoît Laverdière
32 p.» 12,95 $ - ISBN » 978-2-923342-22-1

Avis :

Les deux livres s’adressent aux enfants d’âge préscolaire et primaire. Les enfants à qui j’ai fait découvrir ces deux histoires, se sont bien amusées et ont été émerveiller par les illustrations très colorées et très vivantes.

Les enfants en raffolent déjà !

Auteures :

Jennifer Tremblay :

Jennifer Tremblay est née en 1973 à Forestville, une petite municipalité sur la côte nord du fleuve Saint-Laurent. Elle aimait l’école et était certainement aussi sage qu’une petite fille peut l’être. Cependant, les choses se sont gâtées quand elle a appris à faire du vélo. Elle est partie trop loin trop longtemps, si bien que les policiers l’ont ramenée à sa mère, morte d’inquiétude. Le sentiment de liberté éprouvé lors de cette petite fugue l’a enivrée, et depuis, elle ne cesse de prendre la route sous différents prétextes : les Salons du livre, les ateliers dans les écoles, les voyages en famille, le besoin de s’isoler pour écrire, etc. Elle a étudié en littérature à l’UQAM et publié quelques nouvelles, un livre de poésie (Histoires de foudre), un roman (Tout ce qui brille), un récit théâtral (La liste), des articles et des albums pour la jeunesse (Deux biscuits pour Sacha, Un secret pour Matisse, Miro et les canetons du lac Vert, Madame Zia). Elle a scénarisé des émissions pour le jeune public à la télévision de Radio-Canada (Les Chatouilles et Bouledogue Bazar) et fait jouer quelques unes de ses pièces de théâtre. En 2004, elle a co-fondé, avec Martin Larocque, les Éditions de la Bagnole.

Mireille Messier :

Autodidacte, Mireille Messier écrit.
Elle écrit pour les petits et les grands.
Elle écrit des livres, des articles, des scripts pour la télé et des folies pour le Web.
Elle écrit en français et en anglais.
Elle écrit avec sa main gauche.
Elle écrit à Toronto, où elle habite depuis 1995.
Lorsqu’elle n’écrit pas, Mireille lit. Beaucoup. Trop!
Écrivez-lui en allant faire un tour sur son site Web au www.mireille.ca

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juin 26, 2008

" Le livre noir de l’Environnement " de H. Augier

Récit :

Voici enfin rassemblées et à la portée de tous, les connaissances essentielles sur la pollution et la dégradation de notre environnement avec une somme d’informations que l’on ne trouve habituellement que sous forme dispersée.
Tous les aspects de l’impact des nuisances sur l’homme, la flore, la faune et les milieux naturels (air, sol, terre, eaux douces et salées) sont traités : pollution microbiologique, pétrolière, radioactive, sonore, thermique, génétique, chimique (métaux et métalloïdes, pesticides, détergents, solvants, dioxines, PCB, amiante, engrais, nitrates, matières plastiques, peintures…), ainsi que bien d’autres nuisances telles que déchets, eutrophisation, artificialisation, bétonnage et saccage des milieux naturels.
Tout ce qui est traité dans cet ouvrage repose sur des résultats, des faits et des documents scientifiques sérieux, irréfutables et facilement contrôlables.
Tandis que les clignotants rouges d’alerte s’allument un peu partout, nous souhaitons que ce « pavé » contribue à arrêter les polémiques stériles et renforce l’engagement du plus grand nombre dans la défense de la planète. Il est grand temps de résoudre les problèmes cruciaux qui se posent à l’humanité pour la sauvegarde et le rétablissement d’un environnement de qualité et pour tenter de léguer aux générations futures un monde tolérable.

Avis :

Une brique de 600 pages ! Vous avez bien lu, 600 pages consacrées à l’état des lieux planétaires sur les pollutions.

Je vais être direct, c’est une réussite sur toute la ligne. Acheter ce livre, ce sera comme se payer des cours privés avec le plus grand conférencier en la matière.

Les tableaux et les croquis sont très clairs. Ils apportent au texte une plus-value.

Même si certains passages seront destinés aux biologistes (c’est très technique), le tout forme un ensemble homogène et à la hauteur de l’auteur.

C’est sans doute, le livre le mieux réussi de ces dernières années sur l’environnement.

Comme dans la caverne d’Ali Baba, chaque page renferme de précieux trésors.

L’avenir de nos forêts est selon lui, alarmant, voire catastrophique. Sachez que 80 % de la couverture forestière mondiale initiale a été abattue, brûlée ou dégradée durant les 40 dernières années. Des chiffres qui font réfléchir.

Une lecture intelligente.

Auteur :

Henry Augier, Docteur d’Etat, breveté d’hyperbarie, Maître de conférences honoraire à la faculté des sciences de Marseille-Luminy, professeur honoraire à l’Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Etat, était à la tête d’un laboratoire spécialisé dans l’étude des nuisances et directeur du Centre d’Etudes, de Recherches et d’Information sur la mer (CERIMER). Il était également responsable de l’enseignement de la molysmologie (science des pollutions) à l’Université de la Méditerranée, conseiller scientifique au Conseil de l’Europe et au parc national de Port-Cros et expert consultant international sur les problèmes de pollution et de protection de la nature.
Il est l’auteur de plus de 300 publications scientifiques de rang national et international et de quelques ouvrages de vulgarisation, notamment le « Guide des fonds marins de Méditerranée » paru en 2007 chez Delachaux et Niestlé et « Les dauphins ambassadeurs des mers» paru en 2000 chez le même éditeur.
Il est engagé dans de nombreuses actions de sauvegarde de notre environnement. Au cours de certains conflits, il fut même surnommé « l’Ayatollah de l’environnement » par des personnalités politiques régionales qu’il gênait. Ce qualificatif outrancier traduit bien sa détermination à dénoncer les pollueurs de tout poil et à œuvrer pour une meilleure qualité de vie.

Références :

Titre : Le livre noir de l’Environnement
Auteur : Henry Augier
Éditeur : Éditions Alphée - Jean-Paul Bertrand
ISBN : 2753802827

Petite note…

Je souhaite bonne chance à Stéphanie Neveu, une fidèle collaboratrice de Prologue. Elle quittera ses fonctions prochainement pour de nouvelles aventures. Stéphanie, ce fut un plaisir de travailler avec toi. Je souhaitais saluer ton travail publiquement.

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juin 26, 2008

" Capitaine des mers " de Marjolaine Saint-Pierre

Récit :

Celui que l’on considère comme le plus grand navigateur canadien s’est donné corps et âme à sa dangereuse vocation et à sa dévorante passion pour la mer et les bateaux. Joseph Elzéar Bernier, reconnu comme l’homme du Grand-Nord canadien, s’est inventé un rêve fabuleux : réussir la conquête du pôle Nord. Chemin faisant, il s’est découvert une importante mission politique, celle de donner une frontière arctique à son pays.

Bernier était fait pour l’aventure. Pour cet esprit indépendant et plein de curiosité élevé en bordure du Saint-Laurent et formé à l’école de son père, capitaine au long cours, l’aventure, c’était la mer. Pour vivre sa destinée, il s’est fait coureur des mers !

La réputation du légendaire Bernier n’était pas surfaite. Tous ceux qui ont marché dans ses pas le diront. Eût-il été un Anglais, son nom aurait été inscrit dans les pages de notre histoire avec le titre de « sir ».

Avis :

Marjolaine Saint-Pierre, n’est pas une auteure comme les autres. C’est une généalogiste-historienne de talent.

Sa carrière dans les communications, lui a appris à communiquer et à diffuser de l’information au plus grand nombre, ceci dans une cohérence complète et dans ce cas-ci, c’est réussi. Elle lève le voile - et haut les mains - l’histoire d’un capitaine qui a parcouru le Grand-Nord canadien en poursuivant son rêve : la conquête du pôle Nord.

Parmi les quelque 370 pages, les textes sont écrits sur deux colonnes, les photos sont nombreuses, les documents inédits sont aussi présents. L’auteure signe un livre qui perdura dans les années et qui sera relu par ces lecteurs bien souvent.

Chaque livre de Septentrion est synonyme de qualité et de plaisir à la lecture. Je suis chaque fois étonné de la ligne éditoriale de cette maison d’édition.

N’hésitez pas à l’acheter !

Auteur :

Marjolaine Saint-Pierre a fait carrière dans le monde des communications. Avant de se passionner pour ce personnage exceptionnel, elle a publié la biographie de Léo Gariépy.

Références :

Titre : Joseph-Elzéar Bernier : Capitaine et coureur des mers
Auteur : Marjolaine Saint-Pierre
Éditeur : Septentrion
ISBN : 2-89448-409-7
Prix : 39,95 $

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