juillet 3, 2008
" Ingrid Bétancourt : femme courage !" d’Éric Raynaud
Récit :
Voici l’histoire véritablement extraordinaire de cette femme opiniâtre et courageuse qui force le respect.
Même un très bon romancier aurait eu beaucoup de mal à imaginer une aventure aussi dense et improbable, des personnages aussi forts et des situations aussi exceptionnelles. Bientôt six ans passés comme otage des Farc, un accord de libération qui s’éternise, d’innombrables manoeuvres entre enjeux politiques et géostratégiques majeurs, entre cartels de la drogue et interventions des services secrets de plusieurs États, entre coups fourrés, revirements de situation et diplomatie secrète, avec en filigrane une nation colombienne gangrenée au plus haut niveau par la corruption.
Se dégage le portrait d’une Ingrid Betancourt finalement méconnue sur bien des plans, avec un parcours totalement hors norme, de son départ pour la Colombie, c’est-à-dire son engagement total et héroïque en politique, à son statut d’otage majeur des guérilleros, en passant par ses études à Science-Po à Paris ; ses actions spectaculaires – jusqu’à une grève de la faim qui la mènera au coma –, et ses discours d’une vérité sidérante contre les corrompus, les yeux dans les yeux, à la Chambre des députés comme au Sénat…
Habitée d’une passion politique totale, quitte à y perdre famille et confort, mais aussi poussée par des valeurs éthiques qui feront de la lutte contre la corruption son cheval de bataille, Ingrid Betancourt n’a véritablement peur de rien dans un pays où la vie ne vaut pas un peso.
Du reste, la sienne ne tient désormais qu’à un fil ténu, et cet ouvrage se veut être un livre de combat pour sa libération, au plus vite, maintenant !
Avis :
Si comme moi, vous êtes un fervent d’actualités et que vous souhaitez toujours en savoir plus sur les grands dossiers de notre monde, je vous conseille fortement le livre écrit par Éric Raynaud, consacré à Ingrid Bétancourt.
À l’heure où j’écris ces lignes, elle a été libérée voici moins de 24 heures à la grande joie de tous. Ce livre est sorti en début d’année en France et il raconte avec une minutie magistrale, l’ensemble des évènements qu’a vécu de proche où de loin la célèbre otage franco-colombienne.
Même si aujourd’hui est a retrouvée sa liberté, il faut lire cette enquête détaillée qui se lit comme un polar et dont l’écriture est passionnante.
Ce livre raconte les enjeux de cette longue attente qu’ont dû faire face amis, proches et parents. Plonger dans cette enquête, c’est plonger au coeur d’une histoire extraordinaire.
Vous pourrez même lire la très touchante lettre que Bétancourt a écrite pour sa mère Yolanda, une lettre intitulée : ” Lettre aux vivants “. Aux yeux de certaines personnes, cette lettre est déjà un document historique.
Éric Raynaud, signe un bouquin majeur dans l’histoire des livres d’enquêtes, qui en plus de nous révéler des choses, nous laisse réfléchir face à notre propre jugement.
Magnifique !
Auteur :
Eric Raynaud est journaliste depuis 22 ans, grand reporteur, spécialisé dans l’investigation. Un certain nombre de circonstances l’ont conduit à travailler en indépendant à partir de 2005 : une liberté de presse devenue pour lui « une vue de l’esprit », une indépendance des médias et des journalistes « totalement bafouée et désormais inexistante », et pour déclic quelques soucis avec son groupe de presse, après avoir produit plusieurs enquêtes « gênantes ».
Son premier ouvrage, consacré aux disparues de l’Yonne (Les Réseaux Cachés des Pervers Sexuels, Ed. du Rocher, 2004), a reçu le Prix de la Justice Citoyenne. Il a en outre été sélectionné pour le Prix Comte de Monte-Cristo, soutenu par Jean-Marie Rouart, de l’Académie Française, et pour le Prix littéraire de la Gendarmerie Nationale (catégorie enquêtes).
Références :
Titre : Ingrid Bétancourt : femme courage !
Auteur : Éric Raynaud
Éditeur : Éditions Alphée / Jean-Paul Bertrand
ISBN : 978-2-7538-0267-4
Prix : 27,95 $
Toute reproduction interdite sans la mention http://madeinquebec.wordpress.com

Des arpents de neige de son enfance tout en haut de la Côte Nord du Québec, Gilles Vigneault –considéré dans cette oasis francophone d’Amérique du Nord comme le «chantre du pays»– a fait un univers, et des personnages qu’il y côtoie, «les gens de son pays». Du village natal, Natashquan, au séminaire de Rimouski, sur l’autre rive du Saint-Laurent, puis à Québec avec son université et les «boîtes à chansons» du début des années 60, le récit de Marc Legras emprunte les pas, la trace du chanteur, le suit au fur et à mesure que se déploie son œuvre et s’élargit sa notoriété. Avec, en filigrane, l’affirmation de l’identité des Québécois… En contrepoint du récit: Natashquan et l’œuvre écrite de Gilles Vigneault par le biais de poèmes, contes et réflexions suggérés par l’époque ou le quotidien –la part souvent ignorée ou méconnue de l’artiste.
David Camus : Je connaissais déjà une grande partie de mon histoire, dans la mesure où elle se déroule avant celle des Chevaliers du Royaume (où je fais souvent allusion au passé de Morgennes). Ensuite, ça s’est passé comme pour n’importe quel roman (voir ma réponse à la question 5). La difficulté, dans le cadre du Roman de la Croix, c’est que cette fresque comprend 5 volumes, et que je tiens absolument à ce qu’on puisse les aborder dans n’importe quel ordre, et sans qu’il y ait besoin d’avoir lu les précédents. D’une certaine façon, j’écris les 5 livres en même temps. Ce qui est épuisant et me fait souvent regretter de ne pas avoir plus de mémoire ou un plus gros cerveau !
David Camus : Oui et non. La pression est moins liée à la réaction des critiques qu’aux attentes des lecteurs. Grâce au forum du Roman de la Croix, je peux discuter avec certains lecteurs. Ce sont eux, surtout, que je n’ai pas envie de décevoir. Mais, comme Morgennes, je suis sur une route qui m’est très personnelle, et qui n’est pas, à mon sens, évidente à juger, à percevoir. Les bonnes critiques me font plaisir, les mauvaises me chagrinent… un jour ou deux, en fonction de la qualité de leurs arguments, de leur pertinence. Ensuite, je reviens à mon œuvre.
Mélanie vient d’apprendre que sa mère a un cancer, mais elle refuse de le croire. Son agonie pousse Mélanie à se remémorer les petites joies et les grandes peines d’enfant que sa mère savait si bien comprendre.
J’aurais voulu partir et être le spectateur de mon propre départ, pour me regarder disparaître à l’horizon, debout sur le quai de la gare et en même temps assis dans le train, pour me voir rapetisser à mesure que le train s’éloignerait, jusqu’à me perdre de vue et disparaître, trop loin.
Rose, une diva à l’apogée de sa carrière, se prépare à recevoir la plus haute distinction jamais décernée à une chanteuse d’opéra. À quelques heures à peine de la cérémonie, une simple question posée par une journaliste lors d’une entrevue fait surgir de lourds regrets dans l’esprit de la grande dame. Serait-il possible que jadis, elle ait pris la mauvaise décision? Et si…

Voici enfin rassemblées et à la portée de tous, les connaissances essentielles sur la pollution et la dégradation de notre environnement avec une somme d’informations que l’on ne trouve habituellement que sous forme dispersée.
Henry Augier, Docteur d’Etat, breveté d’hyperbarie, Maître de conférences honoraire à la faculté des sciences de Marseille-Luminy, professeur honoraire à l’Ecole Nationale des Travaux Publics de l’Etat, était à la tête d’un laboratoire spécialisé dans l’étude des nuisances et directeur du Centre d’Etudes, de Recherches et d’Information sur la mer (CERIMER). Il était également responsable de l’enseignement de la molysmologie (science des pollutions) à l’Université de la Méditerranée, conseiller scientifique au Conseil de l’Europe et au parc national de Port-Cros et expert consultant international sur les problèmes de pollution et de protection de la nature.
Celui que l’on considère comme le plus grand navigateur canadien s’est donné corps et âme à sa dangereuse vocation et à sa dévorante passion pour la mer et les bateaux. Joseph Elzéar Bernier, reconnu comme l’homme du Grand-Nord canadien, s’est inventé un rêve fabuleux : réussir la conquête du pôle Nord. Chemin faisant, il s’est découvert une importante mission politique, celle de donner une frontière arctique à son pays.
Marjolaine Saint-Pierre a fait carrière dans le monde des communications. Avant de se passionner pour ce personnage exceptionnel, elle a publié la biographie de Léo Gariépy.